<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Comité National d&#039;Ethique du Funéraire</title>
	<atom:link href="http://www.ethique-funeraire.com/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.ethique-funeraire.com</link>
	<description>Comité National d&#039;Ethique du Funéraire</description>
	<lastBuildDate>Mon, 25 Mar 2013 09:25:43 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Colloque du 23 avril 2013 au Palais du Luxembourg</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/colloque-du-23-avril-2013-au-palais-du-luxembourg</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/colloque-du-23-avril-2013-au-palais-du-luxembourg#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 10:30:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cnef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Infos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=526</guid>
		<description><![CDATA[PROCHAIN COLLOQUE 23 AVRIL &#171;&#160;A QUI APPARTIENT LE CORPS DU DEFUNT ?&#160;&#187; &#160; Le prochain colloque du Comité Nationale d&#8217;Ethique du Funéraire se tiendra le mardi 23 avril 2013, à PARIS, au Palais du Luxembourg. Pour télécharger l&#8217;invitation au format pdf, cliquez ici : COLLOQUE CNEF 23 AVRIL 2013 INVITATION &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>PROCHAIN COLLOQUE 23 AVRIL &laquo;&nbsp;A QUI APPARTIENT LE CORPS DU DEFUNT ?&nbsp;&raquo;</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le prochain <span style="font-size: small;">colloque</span> du Comité Nationale d&rsquo;Ethique du Funéraire se tiendra le mardi 23 avril 2013, à PARIS, au Palais du Luxembourg.</p>
<p>Pour télécharger l&rsquo;invitation au format pdf, cliquez ici :<a href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2013/03/INVITATION-CNEF-COLLOQUE-23-AVRIL-2013.pdf" target="_blank"> COLLOQUE CNEF 23 AVRIL 2013 INVITATION</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/colloque-du-23-avril-2013-au-palais-du-luxembourg/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les contrats obsèques</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/les-contrats-obseques</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/les-contrats-obseques#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 27 Jan 2013 11:29:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les avis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=456</guid>
		<description><![CDATA[Le COMITE NATIONAL D’ETHIQUE DU FUNERAIRE, alerté par l’importante masse publicitaire qui est affectée, depuis quelques années, aux formules de financement en prévision d’obsèques, souhaite que soient précisés certains points et certaines définitions, car la cible de cette publicité est constituée essentiellement par une population particulièrement fragile et sous informée. Actuellement, plusieurs types de contrats&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/les-contrats-obseques" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;">Le <strong>COMITE NATIONAL D’ETHIQUE DU FUNERAIRE</strong>, alerté par l’importante masse publicitaire qui est affectée, depuis quelques années, aux formules de financement en prévision d’obsèques, souhaite que soient précisés certains points et certaines définitions, car la cible de cette publicité est constituée essentiellement par une population particulièrement fragile et sous informée.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Actuellement,<strong> plusieurs types de contrats</strong> peuvent se référer à titre commercial aux funérailles et aux obsèques.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Sous l’appellation « contrats obsèques », on trouve donc des contrats fondamentalement différents :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">le <strong>contrat d’assurance décès</strong> qui se traduit par le versement d’un capital à un bénéficiaire au moment du décès de l’assuré, sans garantie que le bénéficiaire utilisera le capital pour le financement d’obsèques et conformément aux volontés de l’assuré.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">le <strong>contrat d’obsèques traditionnel proposé par une entreprise de services funéraires </strong>qui est un contrat de prestations d’obsèques (devis détaillé et personnalisé d’organisation d’obsèques) allié à un contrat d’assurance. En effet, les sommes versées pour le financement d’obsèques doivent obligatoirement faire l’objet d’un placement en assurances, conformément aux dispositions du décret n°95-653 du 9 mai 1995.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Au décès, le capital est versé au bénéficiaire (qui peut être un opérateur funéraire) désigné par le souscripteur. Le bénéficiaire doit utiliser cette somme pour organiser les obsèques telles qu’elles ont été définies dans le contrat détaillé et personnalisé de prestations d’obsèques.</span></p>
<p><strong><span style="font-size: small;">2 cas peuvent  alors se présenter :</span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;">- soit le contrat prévoit que les obsèques seront exécutées en fonction des sommes disponibles au moment du décès. Dans ce cas, si le capital disponible au moment du décès est insuffisant pour exécuter le devis d’obsèques choisi par le souscripteur, un complément pourra alors être demandé à la famille pour exécuter le devis.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">- soit le contrat prévoit que les obsèques seront exécutées par l’entreprise de services funéraires quelles que soient les sommes disponibles au moment du décès. Dans ce cas, il y a alors garantie d’exécution des prestations quel que soit le capital disponible.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">le <strong>contrat collectif d’obsèques</strong> proposé par des banques, compagnies d’assurances ou mutuelles, qui allie un contrat d’assurance avec une formule préétablie de prestation d’obsèques (cérémonie type d’obsèques non personnalisée) non modifiable par le souscripteur. </span></p>
<p align="center"><span style="font-size: small;">°</span></p>
<p align="center"><span style="font-size: small;">°     °</span><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;">L’utilisation dans la dénomination de ces contrats &#8211; fondamentalement différents les uns des autres &#8211; des termes obsèques ou funérailles est susceptible d’engendrer la confusion dans l’esprit du grand public et donc d’être trompeur pour le consommateur.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Seuls les contrats prévoyant une obligation d’affectation du capital disponible à la réalisation des obsèques du souscripteur et alliant un contrat de prestations </span></p>
<p><span style="font-size: small;">d’obsèques (devis) et un contrat d’assurance devraient pouvoir porter l’<strong>appellation</strong> <strong>contrat obsèques ou similaire</strong>.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Il est donc nécessaire d’une part :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">de <strong>restreindre l’utilisation de l’appellation « contrat obsèques »</strong> aux seuls contrats comportant un devis <strong><span style="text-decoration: underline;">personnalisé</span></strong> d’organisation d’obsèques. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">de mettre à disposition des clients, <strong>des descriptifs types d’obsèques</strong>  permettant une meilleure transparence,</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">de mettre en place une <strong>information obligatoire des clients</strong> sur les différents types de contrats existants et sur les différences de garanties apportées par chaque type de contrats.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">-</span>       <span style="font-size: small;">de veiller à ce que la <strong>commercialisation des contrats d’obsèques</strong> comportant un devis de prestation soit <strong>effectuée par du personnel justifiant des conditions minimales de capacité professionnelle</strong> prévue par le décret n°95-652 du 9 mai 1995. relatif à la formation obligatoire du personnel funéraire. </span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">La possibilité devrait être offerte à tout moment de modifier le contenu des prestations et fournitures funéraires ainsi que l’opérateur funéraire habilité désigné pour exécuter les obsèques, les changements effectués ne donnant droit à la perception que des seuls frais de gestion prévus par les conditions générales souscrites.</span></span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">« Les conditions dans lesquelles ils sont proposés soulèvent des interrogations concernant à la fois leur incidence sur le fonctionnement de la concurrence et leur impact en matière de protection du consommateur ».</span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;">Par ailleurs, la publicité sur les contrats obsèques doit rester limitée et non personnalisée. Il ne faut pas harceler le client potentiel chez lui. L’organisation des obsèques n’est pas un produit de consommation banal. Les effets psychologiques de ce type de propositions ne sont pas toujours sans conséquence.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><em><span style="font-size: small;">5 janvier 2005</span></em></p>
<h4><span style="font-size: small;">Télécharger le document en PDF : <a href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/AVIS-DU-CE-CONTRATS-OBSEQUES-5.1.2005.pdf"><img class="alignnone" title="pdf" src="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/pdf.png" alt="" width="24" height="25" /></a></span></h4>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/les-contrats-obseques/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pourquoi organiser ses obséques à l&#8217;avance ?</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/pourquoi-organiser-ses-obseques</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/pourquoi-organiser-ses-obseques#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2012 11:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Infos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=494</guid>
		<description><![CDATA[Sommaire du document : INTRODUCTION LA COMMUNICATION EN MATIERE DE CONTRATS OBSEQUES : QUELQUES REPERES ET REPRESENTATIONS Par Tanguy CHATEL DES FUNERAILLES D’ANTAN A LA PLANIFICATION DES OBSEQUES – VERS UNE MUTATION RADICALE DU RAPPORT A LA MORT ? Par Gaëlle CLAVANDIER COMMENT PASSE T’ON DE L’ASSURANCE COLLECTIVE SOCIALE A L’AUTOASSURANCE JURIDIQUE ? Par Damien&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/pourquoi-organiser-ses-obseques" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Sommaire du document :</h2>
<p><a href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/02/Colloque-Lille-2011.pdf" target="_blank"><img class="size-full wp-image-504 alignleft" title="Colloque-Lille-2011" src="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/02/Colloque-Lille-2011.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>INTRODUCTION</p>
<p>LA COMMUNICATION EN MATIERE DE CONTRATS OBSEQUES : QUELQUES REPERES ET REPRESENTATIONS<br />
Par Tanguy CHATEL</p>
<p>DES FUNERAILLES D’ANTAN A LA PLANIFICATION DES OBSEQUES – VERS UNE MUTATION RADICALE DU RAPPORT A LA MORT ?<br />
Par Gaëlle CLAVANDIER</p>
<p>COMMENT PASSE T’ON DE L’ASSURANCE COLLECTIVE SOCIALE A L’AUTOASSURANCE JURIDIQUE ?<br />
Par Damien LE GUAY</p>
<p>LE RELIGION EST-ELLE UNE ASSURANCE OBSEQUES ? &#8211; COMMENT ET POURQUOI PREPARER SES FUNERAILLES ?<br />
Par Jean-Marie HUMEAU, Stuart LUDBROOK et Saïd-Ali KOUSSAY</p>
<p>CONCLUSION</p>
<p>Télécharger le PDF :<a title="Colloque Lille 2011" href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/02/Colloque-Lille-2011.pdf" target="_blank"><img class="size-full wp-image-467 alignnone" title="pdf" src="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/pdf.png" alt="" width="24" height="25" /></a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/pourquoi-organiser-ses-obseques/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cérémonies civiles</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/ceremonies-civiles</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/ceremonies-civiles#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 12:09:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les avis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=482</guid>
		<description><![CDATA[Favoriser la mise en œuvre de cérémonies civiles à l’occasion d’un décès &#160; Introduction Le texte ci-dessous, proposé par le Comité National d’Ethique du Funéraire (CNEF), s’adresse à tous ceux qui participent à l’élaboration de cérémonies civiles de funérailles : agents des entreprises de services funéraires, gérants de salles ‘omni-cultes’, responsables de collectivités territoriales, groupes de&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/ceremonies-civiles" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Favoriser la mise en œuvre de cérémonies civiles à l’occasion d’un décès</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span style="font-size: small;">Introduction</span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;">Le texte ci-dessous, proposé par le Comité National d’Ethique du Funéraire (CNEF), s’adresse à tous ceux qui participent à l’élaboration de cérémonies civiles de funérailles : agents des entreprises de services funéraires, gérants de salles ‘omni-cultes’, responsables de collectivités territoriales, groupes de bénévoles, … </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Dans sa brièveté, ce texte a trois buts :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">1/ Evoquer les évolutions sociales et culturelles actuelles qui favorisent le développement de ces célébrations,</span></p>
<p><span style="font-size: small;">2/ Proposer une réflexion éthique, c’est à dire une réflexion soucieuse de développer les valeurs constitutives de la vie individuelle et de sa confrontation avec la vie sociale et les solidarités qui construisent l’humanité</span></p>
<p><span style="font-size: small;">3/ Indiquer quelques repères simples pour une pratique plus respectueuse de ces valeurs.</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">QUELQUES OBSERVATIONS</span></span></strong><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>1. </strong> Dans un groupe humain, lorsque la mort vient saisir l’un de ses membres, se crée une situation de crise, une perturbation. Cette situation de crise, sans doute aussi vieille que l’humanité elle-même, est révélatrice d’une interrogation sur le sens de la mort et de la vie. Pour y faire face, le groupe a différentes ressources, notamment celles qui s’expriment à travers des <span style="text-decoration: underline;">rites</span>.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Des sociologues en rappellent la définition ordinaire : Un rite funéraire est une pratique réglée, collective, transmise qui permet d’ouvrir un espace symbolique, c’est à dire révélateur d’un sens donné à la vie du groupe, là même où il y a épreuve de perte et de séparation.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Selon les traditions culturelles (religieuses ou non), les rites ont des formes très variées mais ils visent toujours à mettre en valeur d’abord <span style="text-decoration: underline;">l’appartenance</span> du défunt au groupe social et la séparation opérée par la mort qui bouleverse ces relations d’appartenance, puis la nécessité d’insérer le défunt à la fois dans le travail mémorial du groupe et dans la définition d’un nouveau statut auquel il accède. Ainsi est-il inscrit dans l’histoire du groupe.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Au delà de l’appartenance au groupe (et souvent à plusieurs groupes comme la famille, les corps professionnels, les relations de loisirs, les adhésions à des associations culturelles, politiques, philosophiques ou religieuses), les actions rituelles soulignent la reconnaissance du défunt comme <span style="text-decoration: underline;">membre de l’humanité</span>. Ainsi les rites funéraires renvoient toujours à cette histoire consignée dans la littérature grecque dès le 5</span><sup><span style="font-size: x-small;">ème</span></sup><span style="font-size: small;"> siècle avant Jésus-Christ : la démarche d’Antigone auprès du corps de son frère Polynice banni de la ville de Thèbes par le roi Créon. Des philosophes ont reconnu là un geste fondateur de l’éthique parce qu’il affirme que Polynice demeure un être humain malgré son exclusion sociale et politique.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2.</strong> Réglés et transmis, les rites connaissent cependant une <span style="text-decoration: underline;">évolution</span> et, parfois une <span style="text-decoration: underline;">désaffection</span>.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Une évolution</span> dont des historiens retracent les étapes : Assez lente à travers les siècles, elle tend aujourd’hui, en Occident, à s’accélérer pour des raisons diverses, parmi lesquelles on peut évoquer : d’abord la diminution de l’emprise des religions, des traditions philosophiques et idéologiques et des ‘corps de métiers’ (confréries, syndicats) sur les individus ; puis l’éclatement des groupes sociaux et la dispersion géographique et relationnelle des familles ; enfin une acceptation plus libre de la diversité des modes de penser et de croire et des attitudes face à la mort.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">S’observe aussi une certaine <span style="text-decoration: underline;">désaffection</span> à l’égard des rites parce que leurs significations ne sont plus autant perceptibles ou qu’elles ne correspondent plus aux choix philosophiques, humains ou religieux, qui définissent les existences humaines.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Evolution et désaffection favorisent aujourd’hui, dans le monde occidental, une sorte de « bricolage » rituel (on puise ça et là dans les traditions) et l’introduction de nouvelles pratiques dont on ne peut dire encore si elles seront les rites de demain.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>3. </strong>Surgissent aussi de nouvelles conditions du mourir qui mettent à mal le rêve de la fable de La Fontaine sur ‘Le laboureur sentant sa mort prochaine …’. S’il y a, d’une part, davantage de morts brutales et de morts précoces, apparaissent, d’autre part, des morts qui tardent à venir, précédées d’un long temps où la communication entre le mourant et ses proches (sans oublier que les soignants font souvent partie de ces proches) devient de plus en plus difficile (Alzheimer, démences, comas prolongés, …). Alors apparaissent parfois deux attitudes opposées, celle qui vise un désinvestissement (‘Pour moi, ma mère est déjà morte’) ou celle qui manifeste un surinvestissement (‘Pour moi, il est toujours là et j’irai le voir chaque jour’). Ces attitudes ne seront pas sans influence sur les manières de procéder au moment du décès. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Dans ce contexte, <span style="text-decoration: underline;">des questions retiennent l’attention</span> :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Quand les références religieuses et idéologiques viennent à manquer, quand les groupes d’appartenance tendent à se défaire et à ne plus être porteurs de sens, quand les liens de famille ou de proximité n’ont pas résisté aux difficultés de la mort lente ou d’une douloureuse agonie, … quel pourra être le contenu d’une cérémonie ou d’une célébration de funérailles ? Quelles seront sa signification et sa fonction ? Entre la reprise des traditions anciennes des funérailles et le rejet de toute manifestation un peu ritualisée des funérailles, peut-il y avoir place pour une cérémonie ou une célébration ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Note</span> : <span style="text-decoration: underline;">Cérémonie / célébration</span> :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">L’usage courant nomme plutôt ‘cérémonie’ un geste dans lequel il n’y a pas de référence à un ‘au delà’ ou à une divinité à laquelle est confié le défunt, un geste qui peut prendre appui sur une tradition philosophique de sagesse ; le mot ‘célébration’ garde souvent une connotation religieuse.</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">CONVICTION</span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">La conviction du comité national d’éthique du funéraire</span> : Affirmer la nécessité d’une cérémonie ou d’une célébration pour accompagner les gestes techniques entraînés par le décès d’un être humain. Cet accompagnement cérémoniel peut être conçu comme une sorte de « <span style="text-decoration: underline;">recouvrement symbolique</span> » de ces opérations qui est nécessaire pour ne pas laisser le corps là où la vie l’a quitté mais lui assurer une autre place. Ce recouvrement symbolique dit, simplement, que le corps physique a été le siège d’un être humain et qu’il ne peut donc être réduit à l’état d’une ordure ménagère ou d’un déchet hospitalier : à travers les gestes faits sur le corps et autour de lui se dit l’humanité de celui qui a été déclaré ‘défunt’ et de ceux qui l’entourent. Ainsi la cérémonie vise-t-elle à être <span style="text-decoration: underline;">un élément de réorganisation</span> face à la perturbation introduite par la mort.</span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-size: small;">QUELQUES REPERES DEONTOLOGIQUES</span></span></strong></p>
<p><span style="font-size: small;">Le Comité d’Ethique tient à attirer l’attention sur quelques éléments qui peuvent <span style="text-decoration: underline;">contribuer à la qualité d’une cérémonie civile</span>, en prenant appui sur des pratiques déjà en cours, autour des sociétés crématistes notamment, ou qui cherchent à se mettre en place dans les maisons ou les centres funéraires, les crématoriums ou des salles municipales, à partir de la demande des familles et, parfois, à partir de propositions venues des entreprises de services funéraires ou d’associations.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>1. </strong><span style="text-decoration: underline;">Le risque de ‘la stricte intimité’</span> : La célébration des funérailles est un souci majeur pour les familles et les proches. Mais, dans ce souci, est parfois passé sous silence le besoin ressenti par d’autres personnes de participer à ce geste de respect, de reconnaissance, de mémoire ou d’affection. Comment respecter ce besoin ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2. </strong><span style="text-decoration: underline;">Les dernières volontés du défunt </span>: La loi française et la jurisprudence accordent une place privilégiée aux volontés que le défunt a exprimées avant sa mort ou a consignées par un écrit (découvert parfois seulement au moment du décès). Cette réglementation a pour but d’affirmer la supériorité de la volonté individuelle du défunt sur  des impératifs qui seraient ceux d’institutions (religieuses ou non) ou du groupe familial. Cette législation reconnaît ainsi la valeur de la parole du sujet individuel.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Cependant, l’attention portée sur les pratiques funéraires à travers les cultures anciennes ou actuelles révèle que la célébration est aussi l’affaire des vivants, celle des corps familiaux, sociaux et culturels auxquels le défunt a appartenu. Ils ont aussi leur mot à dire pour le déroulement des funérailles qui inclut généralement un hommage rendu aux défunts.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Peut-on souhaiter, notamment à l’occasion de la rédaction des contrats obsèques, que la volonté exprimée par le futur défunt laisse une place à l’initiative des siens qui seront concernés par le décès ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>3. </strong><span style="text-decoration: underline;">La préparation de la cérémonie</span> : La culture occidentale est héritière de rituels pour les funérailles. La sensibilité moderne ne permet pas de reproduire tels quels ces rituels. Il ne serait pas souhaitable que les propositions qui se font jour reproduisent à leur tour des ‘modèles’ où tout est à prendre ou tout à laisser. </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Les propositions offertes pour préparer la cérémonie laissent place à des adaptations selon la personnalité du défunt et les circonstances dans lesquelles se déroulent les funérailles. Il y a place pour une ‘personnalisation’ des cérémonies.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Cependant il est nécessaire de repérer que le déroulement d’un ‘service funèbre’ peut comporter des étapes : l’accueil des participants ; des évocations du défunt ; des propositions de réflexions sur la vie et la mort ; des gestes expressifs de l’émotion, des sentiments et des ’croyances’ des participants. Il y a place pour la parole (lectures, poésies, …), il y a place pour la musique, pour le silence, il y a place pour des objets et des gestes évocateurs du défunt, des liens qu’il a tissés et ses choix.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>4. </strong><span style="text-decoration: underline;">Des acteurs</span> : Dans les traditions religieuses comme dans celles d’associations philosophiques, il y a généralement un animateur central qui exerce une ‘présidence’ de la cérémonie. Cet acteur n’est généralement pas un membre de la famille ni un agent d’une entreprise de services funéraires. Qu’en est-il pour les cérémonies civiles ?</span></p>
<p><span style="font-size: small;">La facilité serait de confier ce rôle de ‘président’ à un agent d’une entreprise de services funéraires. En l’absence d’un ‘officiant’, un tel agent peut intervenir. Mais <span style="text-decoration: underline;">cette facilité ne doit pas devenir une norme</span> ; elle ne peut demeurer qu’une suppléance.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Pourquoi ? Parce que cette facilité tend à professionnaliser cette cérémonie au risque de devenir un geste simplement commercial négocié seulement entre une famille et une entreprise. En faisant ainsi, il y a une occultation de la dimension sociale et publique d’une telle cérémonie. La place d’un agent de l’entreprise n’est-elle pas, plutôt, comparable à celle d’un régisseur ou d’un metteur en scène ? Ce n’est pas lui qui se met en scène. Il gère, mais il n’est pas ce point central qui maintient l’unité d’une cérémonie quel que soit le nombre des intervenants.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Afin que soit évité le départ d’un corps vers le crématorium ou vers la sépulture sans une parole, sans un geste, sans une mise en assemblée de ceux qui doivent entrer dans le deuil, il serait souhaitable :</span></p>
<ul>
<li>      <span style="font-size: small;">soit que les services de crémation et d’inhumation trouvent des « animateurs de cérémonie »,</span></li>
<li>      <span style="font-size: small;">soit que les municipalités, à l’image des anciennes confréries, cherchent à susciter un groupe associatif pour répondre aux nécessités et à la signification de cette animation.</span></li>
</ul>
<p><span style="font-size: small;"> </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><span style="text-decoration: underline;">Notes</span> :</span></p>
<p><span style="font-size: small;">1. Pour aider la réflexion, on peut se reporter à  la pratique des mariages à la mairie et des baptêmes républicains. Ces événements ne sont pas seulement un acte intra-familial présidé par un des membres des familles réunies ; ils ne sont pas, non plus, négociés entre le couple parental et l’organisateur de la réception. Doit intervenir un personnage qui a <span style="text-decoration: underline;">un rôle social et citoyen</span> : le maire ou son adjoint.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">2. Dans certaines associations d’accompagnement pour les cérémonies de funérailles, on peut observer que le meneur de la cérémonie (le président) n’est ni un membre de la famille ni un agent d’une entreprise. Certes, il intervient parce qu’il a une compétence pour conduire une cérémonie. Mais sa présence active exprime surtout que le défunt n’est pas seulement un « objet » au cœur d’une transaction. Il est un « sujet humain » lié à divers corps sociaux et reconnu dans son statut.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>5. </strong><span style="text-decoration: underline;">Des lieux</span> : La construction évoquée plus haut des centres funéraires s’est généralement accompagnée de la création d’un espace de cérémonie. Cet espace est bien aménagé, même si, parfois, sa dimension restreinte ne permet pas d’accueillir un public nombreux. Mais, quelquefois, le lieu retenu est le plein-air des allées du cimetière où il est difficile de constituer une assemblée, d’entendre les mots qui se disent ou les musiques proposées. Alors certaines communes acceptent de mettre à disposition une salle ‘polyvalente’ qui peut être adaptée à ce genre de rassemblement.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Le Comité National d’Ethique du Funéraire souhaite que cette dernière perspective retienne l’attention des autorités municipales.</span></p>
<p><em><span style="font-size: small;">15 septembre 2006</span></em></p>
<h4>Télécharger le document en PDF : <a href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/AVIS-DU-CE-CEREMONIES-CIVILES-15.9.2006.pdf"><img title="pdf" src="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/pdf.png" alt="" width="24" height="25" /></a></h4>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/ceremonies-civiles/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Propositions pour la crémation</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/propositions-pour-la-cremation</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/propositions-pour-la-cremation#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 12:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les avis]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=478</guid>
		<description><![CDATA[Le comité national d’éthique du funéraire est formé de personnalités qui sont attentives aux pratiques professionnelles, sociales et culturelles qui entourent la mort des individus dans la société française. Il est soucieux de leur mise en œuvre et de leurs évolutions. Comité éthique ? Cet adjectif souligne le regard porté sur ces pratiques : il s’agit de&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/propositions-pour-la-cremation" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong>Le comité national d’éthique du funéraire</strong> est formé de personnalités qui sont attentives aux pratiques professionnelles, sociales et culturelles qui entourent la mort des individus dans la société française. Il est soucieux de leur mise en œuvre et de leurs évolutions. Comité <strong>éthique </strong>? Cet adjectif souligne le regard porté sur ces pratiques : il s’agit de les saisir comme une <span style="text-decoration: underline;">expression des valeurs</span> humaines véhiculées dans cette société et une <span style="text-decoration: underline;">expression du sens</span> donné ainsi à la vie et à la mort des êtres humains : Le rapport à la mort n’est-il pas un ferment d’humanité pour les vivants ? </span></p>
<p><span style="font-size: small;">Aussi n’est-il pas étonnant que le comité se soit interrogé sur certaines pratiques autour de la crémation et de la destination des cendres.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">L’usage de la crémation connaît un développement très rapide en France. Il était de près de 1% en 1980 alors qu’en 2004, il dépassera nettement 20%. Dans certaine régions de France, le taux de crémation atteint plus de 30%. D’une pratique marginale réservée à de rares militants, la France est passée en quelques années à une pratique de masse. Pour autant, la connaissance culturelle de la crémation et de ses conséquences sur le deuil est très loin de celle qu’ont les français de la pratique traditionnelle de l’inhumation. Il est donc nécessaire de faire œuvre de pédagogie et, le cas échéant, d’une certaine incitation.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">De façon habituelle <span style="text-decoration: underline;">l’opération technique de la crémation </span>a lieu après un rassemblement des familles et des amis autour du corps du défunt pour lui rendre hommage et lui manifester respect, attention, affection. Cet acte est souvent un acte religieux aussi. Parfois les nécessités pratiques obligent à reporter ce temps de recueillement après la crémation. Le Comité traitera de ces rites autour de la crémation dans un avis ultérieur.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>1° </strong>L’attention du comité s’est portée en priorité sur <span style="text-decoration: underline;">la multiplicité des pratiques </span>qui ont lieu <span style="text-decoration: underline;">après</span> la crémation : dépôt de l’urne dans une concession au cimetière (caveau, colombarium, …) ; dépôt de l’urne dans un lieu privé, réservé au groupe restreint d’une famille ou d’une communauté, et/ou dans un lieu significatif de l’histoire du défunt ; dispersion des cendres dans un jardin du souvenir ou dans un autre lieu; partage et répartition des cendres entre des proches du défunt, etc. ….</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>2° </strong>Devant la multiplicité évolutive de ces pratiques, <strong>le comité se permet de proposer les réflexions suivantes</strong> :</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>A.</strong> Les cendres issues des opérations de crémation forment un tout qui est habituellement déposé dans <span style="text-decoration: underline;">une seule urne assez grande</span> pour les contenir. Il n’est pas satisfaisant que certains opérateurs funéraires offrent des urnes trop petites. La terminologie employée par les professionnels comme par les pouvoirs publics devrait distinguer sans ambiguïté les URNES pouvant contenir l’intégralité des cendres et les RELIQUAIRES qui n’en contiennent qu’une partie. (Note 1)</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>B</strong>. Les cendres, comme traces du défunt, c’est à dire comme « objets symboliques », ne sont pas seulement des « objets privés » que peuvent s’approprier une partie seulement de la famille ou des proches. Il est souhaitable qu’<span style="text-decoration: underline;">un libre accès</span> au lieu où elles ont été déposées soit assuré pour tous ceux qui ont besoin de s’en approcher pour se recueillir et pour avancer dans leur travail de deuil. N’est-ce pas cette exigence, entre autres, qui a motivé la législation sur les cimetières dont l’accès est ouvert à tous ? Sous réserve que le défunt l’ait <span style="text-decoration: underline;">expressément</span> souhaité, les cendres pourront faire l’objet d’une dispersion hors du lieu ad hoc d’un cimetière. Dans ce dernier cas, il est nécessaire d’assurer une traçabilité permettant à des proches n’ayant pas participé à cette dispersion d’identifier le lieu où elle s’est déroulée et où leur souvenir du défunt pourra se projeter. </span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>C</strong>. Les cendres contenues dans une urne comme le lieu où elles sont dispersées sont le support du souvenir nécessaire au travail de deuil. Mais ce sont aussi les témoins de l’histoire de la Cité. La pratique de sites cinéraires privés sur des emplacements n’appartenant pas à la collectivité, qu’ils soient commerciaux ou cultuels, doit être écartée du fait qu’elle ne garantit pas la nécessaire pérennité de ce souvenir. Le lieu de conservation ou de dispersion des cendres doit avoir le même statut qu’un cimetière.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>D. </strong>Puisque la dispersion des cendres est une pratique qui se développe, il semble souhaitable que soit aménagé dans chaque cimetière un « jardin du souvenir », un espace inaliénable où les cendres peuvent être répandues. Pour y <span style="text-decoration: underline;">garder mémoire</span>, parce que l’être humain a besoin de <span style="text-decoration: underline;">traces</span>, un support résistant recevra les noms des personnes dont les cendres y ont été dispersées, par exemple, sous la forme d’un registre disponible aux visiteurs ou bien sous la forme de pierres ou de plaques gravées au nom des défunts.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>E.</strong> Même si l’usage est séculaire dans certaines traditions religieuses de répartir les restes d’un défunt dans des « reliquaires », il semble opportun de ne pas encourager une pratique de <span style="text-decoration: underline;">dissémination ou de partage des cendres</span> entre plusieurs partenaires. On peut proposer de conserver toutes les cendres dans une même urne – porteuse de la symbolique du corps unique du défunt -  et de répartir plutôt des objets familiers du défunt, qui ont une valeur affective et mémoriale particulière, entre ceux qui en font la demande.</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><strong>F</strong>. L’urne qui a été le réceptacle des cendres d’un défunt peut-elle être abandonnée ? Peut-elle devenir un objet remis dans le circuit commercial ? Le comité est assez réticent pour répondre par l’affirmative car il semble que l’expression du respect et de l’attention dus au défunt oblige à ne pas <span style="text-decoration: underline;">banaliser</span> ce qui a été le réceptacle dernier de ses restes. Aussi le comité souhaite-t-il que lorsque des urnes sont retrouvées, elles puissent être remises à la puissance publique du lieu de découverte.</span></p>
<p><em><span style="font-size: small;">(Note. 1 : Lorsque l’état de calcification d’un nouveau-né ne laisse pas de cendres récupérables dans une urne, on prendra soin de joindre au corps qui va être crématisé, un témoin de cette crémation qui pourra être investi de la même charge symbolique que les cendres. Ce témoin pourra prendre la forme d’un médaillon sur lequel les initiales de l’enfant sont gravées ou tout autre procédé approprié; il sera remis à la famille.)</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span style="font-size: small;">12 janvier 2005</span></em></p>
<h4>Télécharger le document en PDF : <a href="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/AVIS-DU-CE-CREMATION-12.1.2005.pdf"><img title="pdf" src="http://www.ethique-funeraire.com/wp-content/uploads/2012/01/pdf.png" alt="" width="24" height="25" /></a></h4>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/propositions-pour-la-cremation/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Colloque Mai 2012 à Nancy</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/prochain-colloque</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/prochain-colloque#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:44:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Infos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=430</guid>
		<description><![CDATA[Le  colloque du COMITE D’ETHIQUE DU FUNERAIRE  qui s&#8217;est tenu le vendredi 4 mai 2012, à Nancy, dans le cadre des manifestations du MAI DE L’EUROPE portait sur le thème suivant : « DU DEUIL AUX DEUILS ».]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le  colloque du COMITE D’ETHIQUE DU FUNERAIRE  qui s&rsquo;est tenu le vendredi 4 mai 2012, à Nancy, dans le cadre des manifestations du MAI DE L’EUROPE portait sur le thème suivant : « DU DEUIL AUX DEUILS ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/prochain-colloque/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La plaquette du dernier colloque</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/la-plaquette-du-dernier-colloque</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/la-plaquette-du-dernier-colloque#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Infos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=421</guid>
		<description><![CDATA[La plaquette du dernier colloque du COMITE NATIONAL D’ETHIQUE DU FUNERAIRE qui s’est tenu le 24 janvier 2011 à Lille sur le thème : « Pourquoi organiser ses obsèques à l’avance ? » est disponible sur simple demande au 01 55 43 30 00.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La plaquette du dernier colloque du COMITE NATIONAL D’ETHIQUE DU FUNERAIRE   qui s’est tenu le 24 janvier 2011 à Lille sur le thème : « Pourquoi organiser ses obsèques à l’avance ? » est disponible sur simple demande au 01 55 43 30 00.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/la-plaquette-du-dernier-colloque/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Historique et évolution de la profession</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/historique-et-evolution-de-la-profession</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/historique-et-evolution-de-la-profession#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 09:28:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Profession]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=417</guid>
		<description><![CDATA[L’Eglise a longtemps détenu le monopole de l’organisation des funéraires en France. En 1804, les établissements religieux (fabriques et consistoires) avaient été dotés d’un véritable monopole sur l’ensemble des travaux et fournitures nécessaires aux enterrements. Dans le cadre des lois laïques du début du 20ième siècle, ce monopole de l’organisation des funéraires avait été transféré&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/historique-et-evolution-de-la-profession" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’Eglise a longtemps détenu le monopole de l’organisation des funéraires en France.<br />
En 1804, les établissements religieux (fabriques et consistoires) avaient été dotés d’un véritable monopole sur l’ensemble des travaux et fournitures nécessaires aux enterrements.<br />
Dans le cadre des lois laïques du début du 20ième siècle, ce monopole de l’organisation des funéraires avait été transféré aux communes (Loi du 28 décembre 1904).<br />
La loi du 8 janvier 1993 a abrogé ce monopole communal des pompes funèbres donnant ainsi aux familles le libre choix de l’entreprise funéraire.<br />
Désormais, le marché du funéraire est totalement libre en France. Il existe donc une libre concurrence entre les opérateurs funéraires publics ou privés.<br />
Cette liberté a été encadrée par le législateur qui a mis en place un ensemble de règles strictes qui s’imposent aux entrepreneurs funéraires.<br />
Ce changement de cadre juridique a toutefois eu pour conséquence l’arrivée massive dans la profession de nouveaux entrepreneurs avec peu ou pas de connaissances professionnelles.<br />
Dans le même temps, le comportement des français face à la mort a aussi beaucoup évolué, en parallèle avec les changements profonds de la société. On décède de plus en plus à l’hôpital. Les rites funéraires ne cessent d’évoluer délaissant les pratiques traditionnelles au profit de davantage de personnalisation. Les sociologues enregistrent un besoin grandissant des rites personnalisés. La fréquentation des cimetières est de plus en plus faible. La crémation se développe régulièrement nécessitant, de la part des professionnels, des pratiques nouvelles d’accompagnement.<br />
Ce qui était un service public encadré et contrôlé à très forte connotation humaine et spirituelle, se transforme donc en une activité de teneur plus commerciale.</p>
<p>Dans cette situation nouvelle de grands changements, il a paru nécessaire à la Société de Thanatologie et à la Confédération des Professionnels du Funéraire et la Marbrerie (CPFM) de mettre en place un Comité National d’Ethique du Funéraire, afin de mener une réflexion éthique sur l’exercice de la profession et de faire des propositions acceptables pour tous (famille en deuil et professionnels). </p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/historique-et-evolution-de-la-profession/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>COMITE NATIONAL D’ETHIQUE DU FUNERAIRE</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/comite-national-d%e2%80%99ethique-du-funeraire</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/comite-national-d%e2%80%99ethique-du-funeraire#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 16:04:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dernières Infos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.ethique-funeraire.com/?p=392</guid>
		<description><![CDATA[Le Comité National d’Ethique du Funéraire a été créé en février 2001 par la Société de Thanatologie et par la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie. La Société de Thanatologie, présidée par Marie-Frédérique BACQUE ( psychologue, professeur en psychopathologie clinique à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg ) , est une association loi&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/comite-national-d%e2%80%99ethique-du-funeraire" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4>Le Comité National d’Ethique du Funéraire a été créé en février 2001 par la Société de Thanatologie et par la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie.</h4>
<p>La Société de Thanatologie, présidée par Marie-Frédérique BACQUE ( psychologue, professeur en psychopathologie clinique à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg ) , est une association loi de 1901 qui a été créée en 1966. Elle est constituée de médecins, sociologues, philosophes, psychologues. Elle a pour but d’étudier tous les grands problèmes relatifs à la mort et de les porter à la connaissance du public afin d’aider à réintégrer la mort et le deuil dans le tissu social. Elle diffuse le résultat de ses travaux au cours de colloques, conférences, tables rondes et publications. Elle édite une revue « ETUDES SUR LA MORT ».</p>
<p>La Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM) a été créée en 1937. Elle regroupe plus de 450 entrepreneurs de pompes funèbres et de marbrerie ainsi que des thanatopracteurs, ce qui représente plus de 2 500 établissements. Elle est présidée par Michel MARCHETTI et Michel MINARD, deux personnalités du funéraire. Elle assure également la formation aux différents métiers (assistant funéraire, thanatopracteurs, marbriers) par l’intermédiaire de son association de formation « EFFA ».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/comite-national-d%e2%80%99ethique-du-funeraire/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Missions</title>
		<link>http://www.ethique-funeraire.com/missions</link>
		<comments>http://www.ethique-funeraire.com/missions#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 20:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mission]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://ns368406.ovh.net/~efunerai/?p=77</guid>
		<description><![CDATA[Les professionnels du funéraire sont en contact permanent avec la mort et les familles en deuil.Ils sont très souvent confrontés à des questions d’éthique. Le Comité National d’Ethique du Funéraire est né, à l’instigation de la Société de Thanatologie et de la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), de la volonté&#160;<a href="http://www.ethique-funeraire.com/missions" class="read-more">Continue Reading</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les professionnels du funéraire sont en contact permanent avec la mort et les familles en deuil.Ils sont très souvent confrontés à des questions d’éthique.</p>
<p>Le Comité National d’Ethique du Funéraire est né, à l’instigation de la Société de Thanatologie et de la Confédération des Professionnels du Funéraire et de la Marbrerie (CPFM), de la volonté de créer un lieu de réflexion sur les questions morales soulevées par cet exercice professionnel, dans une optique pluridisciplinaire.</p>
<p>Le Comité National d’Ethique du Funéraire a pour buts :</p>
<p>•	de réfléchir et de débattre des questions complexes d’éthique qui se posent dans le domaine du funéraire,<br />
•	de faire des propositions et d’émettre des recommandations aux pouvoirs publics, aux professionnels funéraires, soignants, enseignants et à toutes les personnes intéressées du grand public.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.ethique-funeraire.com/missions/feed</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
